Le 20 août, Donald Trump a relancé son offensive économique contre la Suisse en exploitant l’écart critique des taux d’intérêt entre Washington et Berne. Une menace répétée, mais cette fois-ci, le pays de la montagne a annoncé, dans un geste inédit, une coopération avec Pékin pour ouvrir davantage les marchés chinois aux exportations helvétiques.
Le président américain a affirmé qu’il disposait d’un « droit absolu » de rompre tout commerce avec la Confédération si les conditions économiques américaines n’étaient pas respectées. « Sans nos affaires, la Suisse serait confrontée à des problèmes », a-t-il déclaré, évoquant une soixantaine de pays dont le développement dépendrait des États-Unis.
Cette stratégie s’inscrit dans un contexte historique : en août 2025, les États-Unis avaient imposé une taxe supplémentaire de 39 % sur les exportations suisses. Trois mois plus tard, le taux avait été réduit à 15 %. Depuis le 24 juillet 2026, un nouveau système tarifaire affecte désormais presque toutes les marchandises helvétiques.
Cette approche rappelle la méthode de Trump, qui a employé la théorie du « fou » lors de ses premières négociations. En 2017, il avait demandé à ses représentants de présenter le président comme suffisamment « fou » pour que les Sud-Coréens abandonnent leur accord commercial.
La situation actuelle est une réponse rapide aux menaces américaines : Berne et Pékin ont conclu un accord de libre-échange permettant 99,8 % des exportations helvétiques à entrer en Chine sans douane. Une coïncidence ou une réaction stratégique ? Ce calendrier inattendu souligne l’imprévisibilité croissante dans les relations économiques internationales.