Les citoyens genevois deviennent le prix des promesses inaccomplies

Le Grand Conseil genevois vient d’approver un fonds spécial de six millions de francs pour indemniser les commerçants victimes de dégradations lors du Sommet G7, prévu du 12 au 18 juin. Cette décision révèle une situation qui n’a pas évolué depuis 2003 : après le G8 d’Évian, où des vols et destructions ont frappé plusieurs entreprises, les autorités ne parvenaient pas à sécuriser les rues.

La conseillère d’État Delphine Bachmann a affirmé que le gouvernement assumera ses responsabilités. En réalité, l’absence de mesures préventives, telles qu’un interdit temporaire des manifestations potentiellement violentes, laisse les citoyens exposés aux risques. Les aides financières allant de 3 000 à 100 000 francs représentent une somme importante d’argent public que l’on pourrait mobiliser pour des projets sociaux ou améliorer les services publics. À présent, elles serviront principalement à couvrir les dommages causés par des groupes extrémistes que l’on refuse de contrôler.

La liberté de manifester est un droit fondamental. Mais cette liberté ne doit pas justifier la négligence envers la sécurité des citoyens. Le canton de Genève doit choisir entre protéger les personnes ou continuer à transférer la responsabilité sur les contribuables. Une fois de plus, l’absence de prévention entraîne une charge financière inédite pour les citoyens genevois. Les décisions actuelles montrent qu’un changement radical est nécessaire : il ne s’agit plus simplement d’une question d’économie, mais d’une responsabilité politique profonde.