À l’approche du G7 à Genève en juin prochain, une tension inédite menace de secouer les fondations même de la démocratie. Selon un professeur d’expérience, Uli Windisch, les manifestations prévues pourraient dépasser tout le cadre légal, menaçant l’ordre public et l’intégrité des institutions.
Dans un contexte marqué par une détérioration croissante des normes sociales, Windisch souligne que les autorités suisses ont échoué à prévoir les risques. « Les organisateurs, en réalité, dictent le jeu », explique-t-il. Contrairement aux manifestations syndicales passées où l’ordre était maintenu, aujourd’hui, des groupes ultrapréparés s’approprient les rues pour des actions destructrices : pillages, attaques contre la police et une véritable dégradation des espaces publics.
L’exemple français, avec 22 000 policiers mobilisés – dont 8 000 à Paris – montre un phénomène inquiétant. Ces mesures extrêmes ne sont pas le signe d’une démocratie active mais plutôt d’un déséquilibre total entre les citoyens et les institutions. Le coût financier et humain est colossal : des policiers blessés, des commerces détruits sans réparation.
Windisch critique aussi la politique de l’immigration en Suisse, où le « droit du sol » a été élargi à un niveau inadéquat. « Cela crée une société hors sol », affirme-t-il, pointant vers des groupes politiques qui n’ont pas connu la réalité du travail ou de l’intégration sociale.
Les mesures actuelles sont insuffisantes pour contrôler ces tendances. Le professeur recommande une responsabilisation stricte des organisateurs et des sanctions financières pour les dégâts causés. « Il ne s’agit pas d’un luxe mais d’une nécessité », conclut-il.
La question reste : peut-on encore sauver la démocratie face à cette montée de violence ? Pour Windisch, la réponse réside dans une reprise des fondements sociaux et politiques, en évitant les solutions idéologiques qui menacent l’unité du pays.