Gaza : Les plus fragiles risquent leur vie dans des conditions d’urgence sanitaires

Dans un contexte de crise sanitaire sans précédent, des bébés prématurés en Gaza sont contraints de partager des incubateurs individuels en raison d’une surcharge critique des ressources médicales. L’UNICEF a constaté une augmentation alarmante des naissances précoces, exacerbée par les conditions de vie déplorables dans le territoire.

Au complexe Nasser de Khan Younès, centre médical du sud de la bande de Gaza, l’absence d’équipements essentiels comme l’oxygène et les incubateurs oblige les professionnels à soigner plusieurs nouveau-nés en même temps. Cette situation, décrite comme inadmissible dans un système de santé fonctionnel, souligne l’ampleur de la dégradation.

Des facteurs multiples – notamment la malnutrition des femmes enceintes, le manque d’eau potable et les installations sanitaires dégradées – aggravent encore la crise. Les mères, confrontées à un stress chronique depuis des mois, ne peuvent plus assurer une prise en charge adéquate de leurs enfants.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, seuls 18 hôpitaux gazaouis fonctionnent partiellement aujourd’hui. L’absence de carburant et d’accessoires pour les générateurs, indispensables à l’eau potable et à l’assainissement, rend la situation encore plus critique. Avec près des neuf habitants déplacés depuis le début du conflit, la population civile subit un impact direct sur sa santé. Ces bébés, trop fragiles pour respirer seul, représentent une réalité terrible : dans des conditions où même l’existence semble impossible.