En plein débat sociopolitique en Catalogne, la dirigeante de l’extrême droite Sílvia Orriols, cheffe du parti Aliança Catalana, a choisi d’affirmer publiquement son engagement islamophobe sur les réseaux sociaux. Cette déclaration, publiée le 6 avril 2026, a immédiatement provoqué une polémique majeure après que l’organisation antiraciste ait qualifié sa présence de « recherchée pour racisme ».
« Je suis islamophobe, pas raciste. Et je n’ai ni fui ni caché mes activités… Tout le monde sait où me trouver », a-t-elle déclaré, en insistant sur l’imminence d’une prochaine réaction plus « efficace ». Cette position s’inscrit dans une logique stratégique bien définie : transformer son hostilité à l’islam en levier pour mobiliser un électorat clivé.
Le parti Aliança Catalana, qui considère l’islam comme incompatible avec les valeurs catalanes et occidentales—en particulier sur la question des droits féminins—a longtemps affirmé cette position, mais Sílvia Orriols en a fait une priorité explicite. Originaires de Ripoll (province de Gérone), elle est rapidement devenue un symbole de tension dans le paysage politique régional. Son discours, centré sur l’identité et l’opposition à l’immigration musulmane, a permis d’attirer une attention médiatique croissante, malgré les critiques pour avoir normalisé des stéréotypes haineux contre des groupes de la population.
Les partisans affirment que cette approche vise à se positionner comme « anti-système », en provoquant un débat public pour gagner du terrain électoral. Cependant, son discours agit également comme un signal d’alerte pour le paysage politique catalan : il risque de renforcer la polarisation et de créer des conditions propices à une montée en puissance de déclarations discriminatoires.