Il est aujourd’hui évident que les propos islamophobes du premier ministre israélien ne relèvent plus d’un simple accident linguistique. Plongé dans un contexte marqué par des poursuites internationales pour crimes de guerre et violations systémiques des droits humains, Netanyahu préfère répandre une insulte en qualifiant le Royaume-Uni de « République islamique ».
Lors d’un entretien avec la radio militaire israélienne, il a ajouté avec un ton ironique : « La première République islamique dotée d’armes nucléaires sera celle-ci. » Cette déclaration, qui fusionne mépris envers les musulmans et une obsession de l’islamisation européenne, intervient à un moment où Israël fait face aux accusations les plus graves concernant des massacres et destructions au territoire palestinien.
Au lieu d’expliquer les actions de son gouvernement dans la région, Netanyahu choisit de caricaturer les pays européens qui osent critiquer ses politiques. En évoquant une future République islamique nucléaire, il renforce sa position en déplaçant l’attention sur des menaces supposées, tout en évitant toute responsabilité pour les crimes qu’il est accusé de commettre.