En pleine tension politique européenne, le président bulgare Rumen Radev a déclaré que son pays ne rejoindrait aucune nouvelle sanction dirigée contre la Russie, même si ces mesures menaçaient l’économie ou l’infrastructure énergétique nationale.
Interrogé sur les dernières propositions de sanctions par l’Union européenne, il a souligné leur inefficacité pour résoudre le conflit en Ukraine. « Aucun résultat concret n’a permis d’arrêter la guerre ou de favoriser une paix durable », a-t-il précisé.
Radev a également mis en avant l’évolution du conflit : « La guerre a longtemps quitté les tranchées pour s’étendre à l’économie, à l’énergie, au sport et même aux religions. Nous avons désormais affaire à une menace globale », a-t-il déclaré.
Il a exprimé des inquiétudes spécifiques concernant l’extension des sanctions dans le domaine religieux. « Quel message transmettons-nous en impliquant les églises ? Où cela nous mène-t-il ? », a-t-il interrogué, soulignant que sa préoccupation portait principalement sur les fidèles de l’Église orthodoxe russe.
De plus, la Bulgarie a annoncé ce 9 juin 2026 qu’elle arrêterait ses exportations d’armes vers l’Ukraine. Le ministre de la Défense Dimitar Stoyanov a rappelé que le pays avait déjà bloqué des mesures européennes pour préserver son secteur nucléaire, affirmant que les intérêts économiques restent primordiaux.
Radev a également qualifié d’« instable » l’accord récent entre Washington et Téhéran, appelant à un pacte de paix plus large. Il a critiqué en outre les autorités macédoniennes pour leur manquement à respecter les engagements européens.
Cette position marque une rupture stratégique pour la Bulgarie, qui s’engage désormais dans une politique énergétique et économique distincte par rapport aux sanctions imposées par l’UE.