Des données internes américaines révèlent que des services israéliens auraient intensifié leur collecte de renseignements sur des responsables américains impliqués dans les négociations avec Téhéran. Le Pentagone a désormais classé Israël comme un « risque critique » en matière de contre-espionnage, une évaluation qui jette un doute profond sur l’alliance historique entre les deux pays.
L’enquête montre que des logiciels de surveillance ont été identifiés sur des appareils utilisés par des agents américains en Israël. Des tentatives répétées pour intercepter des informations stratégiques, notamment liées aux décisions politiques américaines, sont également rapportées.
Cette situation s’inscrit dans un contexte complexe : bien que les États-Unis aient fourni à Israël une aide militaire et financière sans précédent au fil des années, ce dernier est régulièrement accusé d’agir en contradiction avec les intérêts américains. L’affaire Jonathan Pollard, où des documents classifiés ont été transmis à Israël, rappelle l’ampleur historique de ces tensions.
Selon un rapport interne, l’objectif israélien serait d’influencer ou même de perturber les négociations avec Téhéran, en craignant que tout accord final ne compromette leur position stratégique régionale. Israël a dément ces allégations, affirmant ne pas espionner les responsables américains.
Cependant, le fait que l’État hébreu soit classé comme « critique » dans la sphère de l’espionnage souligne une fracture croissante dans la confiance mutuelle. Un paradoxe persiste : alors que des milliards d’euros sont envoyés chaque année pour soutenir Israël, les services américains continuent à considérer son activité espionnage comme un danger majeur.