Genève redirige la guerre : l’occupation publique devient la prochaine frontière de la mendicité

Après deux défaites majeures devant les tribunaux en matière de mendicité, le Canton de Genève a décidé d’orienter son combat vers une nouvelle frontière : l’occupation durable des espaces publics. Depuis juin, plus de 13 tonnes de matelas, couvertures et déchets ont été évacuées, offrant un argument concret pour cette stratégie récente.

Le Conseil d’État a confirmé, dans une réponse du 2 septembre à la motion 3205, que les communes sont désormais compétentes pour gérer leurs zones publiques. Après avoir accusé la Ville de Genève d’inaction, le Canton a clairement transféré l’exécution des mesures aux municipalités.

Les groupes de droite intensifient leur offensive : un projet du MCG interdit les installations prolongées en plein air, tandis que le PLR propose des sanctions pour les occupations répétées. L’objectif est désormais d’agir non seulement contre la mendicité mais aussi contre l’abandon de salubrité et l’utilisation abusive des rues.

Bien que des hypothèses sur des réseaux spécifiques soient évoquées dans le débat public, aucune preuve concrète n’a été officialisée. Cependant, cette question persiste comme un enjeu central : qui peut légalement occuper les espaces publics sans être déplacé ? Et surtout, qui doit assumer l’effort de retirer les installations ?