Castlelake impose un délai ultime à EasyJet : l’avenir de la compagnie britannique en jeu avant août 2026

EasyJet a révélé vendredi dernier qu’il avait conclu une entente préliminaire avec le fonds américain Castlelake, basé à Minneapolis, pour une éventuelle acquisition. Cette transaction, qui valoriserait la société britannique à environ 5,2 milliards de livres (soit 5,5 milliards en version diluée), s’accompagnerait d’une prime de 73 % par rapport au cours précédent les premières rumeurs.

Le conseil d’administration a indiqué qu’il serait prêt à recommander l’opération aux actionnaires dès que Castlelake déposera une offre définitive. Les négociations ont été marquées par des ajustements fréquents : le fonds a levé quatre fois son prix pour finaliser cette transaction, et il doit annoncer officiellement sa décision d’acquérir ou de renoncer avant le 3 août 2026, à 17 heures.

Conformément aux règles européennes imposant que les entreprises opérant en Europe soient majoritairement contrôlées par des acteurs européens, Castlelake ne pourra détenir plus de 49 % du capital d’EasyJet après l’intégration. Les 51 % restants reviendraient aux résidents de l’Union européenne.

Les actions d’EasyJet ont été fortement touchées ces derniers mois par les fluctuations des prix du kérosène liés à la guerre en Iran, ce qui a entraîné une perte avant impôts de 552 millions de livres pour le premier semestre 2026 (contre 394 millions un an plus tôt), malgré une hausse de 12 % du chiffre d’affaires à 3,95 milliards de livres.

Castlelake n’est pas le premier acteur à avoir intervenu dans la réorganisation aérienne : il avait déjà participé à la restructuration de SAS. Parallèlement, Air France-KLM prévoit de racheter ses parts pour porter sa participation dans cette compagnie jusqu’à 60,5 %, une opération attendue au second semestre 2026.