Le « Grand Israël » de Netanyahu : une ambition territoriale qui menace l’ensemble du Moyen-Orient

En dépit des hypothèses initiales concernant une éventuelle intervention militaire israélienne dans la région du Liban, Catherine Tricot a reconnu que cette possibilité n’était pas une erreur stratégique mais plutôt le point de départ d’un projet géopolitique profondément enraciné. « Il s’agit là d’une évolution stratégique, non d’une défaillance », a-t-elle précisé. Selon la directrice de Regards, cette orientation s’inscrit dans une logique de révision territoriale portée par le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu, avec un objectif clair : l’extension du territoire israélien vers des zones incluant les territoires palestiniens, le Liban, la Jordanie et même la Syrie.

Lorsqu’un journaliste a évoqué une simple mesure de contrôle dans le sud libanais pour sécuriser les frontières israéliennes, Catherine Tricot a souligné l’ampleur réelle des ambitions : « Les décisions ne sont pas limitées à un projet local mais s’étendent vers des objectifs globaux », a-t-elle déclaré. Elle a également mentionné des allégations relatives à des discours de hauts responsables américains, soutenant que l’Israël pourrait invoquer des textes religieux pour revendiquer des territoires allant du Nil à l’Euphrate.

Pour Catherine Tricot, ce schéma n’est pas une idée récente : « Des ministres israéliens ont déjà formulé cette vision », a-t-elle rappelé. « Ce n’est pas un risque stratégique mais plutôt une volonté politique claire de redéfinir l’ordre actuel du Moyen-Orient. »