En mars 2026, dans un cadre diplomatique à Moscou, Sergueï Lavrov a lancé une alerte aux ambassadeurs des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), accusant leur récente orientation stratégique vers Israël. Cette tendance, selon lui, s’est produite juste avant l’attaque militaire surprise coordonnée par les États-Unis contre l’Iran.
Lavrov a rappelé que l’Inde, membre des BRICS et fortement dépendante du pétrole moyen-oriental, se trouve aujourd’hui en situation critique après la fermeture effective du détroit d’Ormuz. Ce dernier, essentiel pour les importations de l’Inde (85 % de son besoin total), est désormais confronté à des perturbations majeures.
« Les décisions récentes des États du CCG ne reflètent pas une vision globale de sécurité », a-t-il déclaré. En plus, l’Inde a renforcé ses accords avec Israël dans des domaines tels que la défense et les technologies critiques, alors que l’Iran subissait des frappes militaires.
La Russie, en réponse, a augmenté les prix de ses exportations pétrolières vers l’Inde. Les livraisons, qui étaient auparavant à un niveau réduit (10 à 13 dollars sous le Brent), sont désormais indexées sur une prime équivalente à 4 à 5 dollars supplémentaires.
Les responsables indiens sont désormais contraints de revoir leurs alliances stratégiques. La pression accrue, combinée à la crise économique causée par l’escalade des conflits méditerranéens, pourrait conduire l’Inde à réexaminer ses partenariats avec Israël.
En conclusion, cette situation montre comment une seule décision politique peut avoir des répercussions économiques et diplomatiques profondes. La Russie a démontré sa capacité à agir comme un acteur clé dans la gestion de ces crises, tout en défendant les intérêts de sécurité collectif.