Un conflit interne s’intensifie au sein du Parti conservateur britannique suite aux déclarations de Nick Timothy, secrétaire d’État fantôme à la Justice. Celui-ci a qualifié les prières musulmanes organisées à Trafalgar Square lors d’un « Open Iftar » d’un « acte de domination », évoquant même un « imaginaire islamiste ». James Cleverly, secrétaire d’État fantôme aux Communautés, s’est prononcé en déclarant ne pas partager cette analyse. Il a souligné que bien qu’une discussion sur cet événement puisse exister, il refuse de considérer ces prières publiques comme une forme de domination.
Les tensions ont explosé après le soutien apporté par Kemi Badenoch, chef du parti conservateur à la direction politique. Cette position a provoqué des réactions dans l’opposition, notamment la demande d’éviction de Nick Timothy par Keir Starmer. De son côté, le procureur général Richard Hermer a questionné les conservateurs sur leur position en cas d’autres pratiques religieuses dans l’espace public. À l’intérieur même du parti, Emma Best, conseillère conservatrice à Londres, a rappelé que la prière est un droit fondamental. Elle affirme également que l’événement a été mal présenté, précisant que la plupart des participants n’ont pas effectué de prières et que cette pratique ne constituait qu’une minime partie de la soirée.
Cette polémique déclenche un débat plus large sur la place de l’islam dans les espaces publics britanniques, mettant en évidence une profonde division au sein des conservateurs : entre une approche identitaire et la défense des libertés individuelles.