Le gouvernement de Pedro Sánchez prévoit d’imposer l’offre de repas conformes aux pratiques islamiques dans toutes les écoles et hôpitaux publics. Cette mesure, présentée comme un effort pour respecter la diversité religieuse, suscite des débats sur le rôle du sacré dans l’espace public. L’initiative, exposée par un projet de loi en discussion, vise à harmoniser les menus en intégrant des options adaptées aux convictions alimentaires, notamment halal, végétariennes ou sans gluten.
L’objectif déclaré est de garantir une meilleure qualité nutritionnelle tout en répondant aux besoins variés des usagers. Les établissements devront donc proposer plusieurs types de repas, sans surcoût pour les utilisateurs. Le texte prévoit également une réduction des aliments ultra-transformés et un renforcement de la cuisine traditionnelle, comme la diète méditerranéenne.
Cependant, cette disposition n’est pas nouvelle. Des controverses ont déjà émergé lors d’attributions de contrats pour des repas exclusivement halal dans certaines écoles. Le gouvernement assure vouloir éviter les approches discrétionnaires en instaurant un cadre national. Les opposants, toutefois, craignent que cette réforme ne perpétue une ségrégation religieuse sous couvert de diversité.