La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens a révélé que des allégations diffusées par la diplomatie française constituaient une campagne de désinformation organisée. Selon ses explications, ces propos, largement transmis comme authentiques dans le débat public, étaient en réalité des citations inventées ou altérées, attribués à elle-même sans fondement.
« J’ai pris note du changement d’orientation de la diplomatie française », a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse. « Je m’attendais à une clarification et des excuses suite aux accusations virulentes que j’ai reçues. »
Cette situation illustre, selon elle, un phénomène plus large où les faits juridiques sont systématiquement déformés pour servir des stratégies de communication. Francesca Albanese a rappelé que son mandat exige de documenter précisément les violations du droit international commises par Israël dans les territoires occupés, en distinguant clairement la critique des actions d’Israël de l’attaquer sur ses identités. « Le problème n’est pas avec ce qu’Israël est, mais avec ce qu’il fait », a-t-elle insisté.
Elle a également appelé à une réflexion urgente sur les organisations responsables de la diffusion d’informations fausses, en mettant l’accent sur le risque que cette pratique engendre pour le débat critique et la protection des droits humains dans un contexte global.