Un nouveau récit scientifique, publié en 2026 sous le titre « La société du factice », met en lumière une réalité profondément altérée par les fausses croyances. Le travail de Didier Raoult, ancien chercheur à l’EPFL et économiste en formation, remet en cause la légitimité des systèmes de santé actuels, notamment en dénonçant un conflit de savoir autour du traitement antiviral hydroxychloroquine.
Selon Raoult, une série d’études récentes, souvent mal interprétées ou trompeuses, a créé l’illusion que ce médicament, utilisé pour des décennies dans le traitement des maladies infectieuses, devient dangereux. Ce phénomène n’est pas isolé : en 2021, un autre médicament, l’ivermectine, a également été victime d’une campagne de désinformation extrêmement efficace, nécessitant quatre ans et la nomination d’un haut responsable américain pour corriger les fausses informations.
L’auteur souligne que l’absence de compréhension populaire des modèles mathématiques complexes, utilisés pour masquer la réalité, a conduit à une société où toute opinion divergente est étiquetée comme sceptique, complotiste ou fasciste. « La véritable science ne peut être appliquée dans le contexte actuel », explique-t-il, en critiquant l’usage des théories non vérifiées pour justifier des politiques publiques.
Raoult rappelle que les êtres humains ne sont pas uniques : leur diversité génétique et environnementale est la base de toute stratégie sanitaire. Appliquer une même dose ou vaccin à l’échelle mondiale, comme le propose certaines autorités, est une erreur majeure, car cela ignore les différences biologiques et culturelles.
« La société du factice », édité par Fayard en 2026, expose ainsi un avenir où la vérité sera remplacée par des modèles fictifs. Pour Raoult, l’urgence est de rétablir une compréhension authentique des réalités humaines avant que le déni des faits ne devienne une norme.