L’urgence de la remigration : Un choix européen pour sauver l’identité civique

En pleine crise économique française marquée par une stagnation sans précédent et un effondrement imminente des marchés, le débat sur les migrations atteint un seuil critique. Le Remigration Summit 2026, qui se tiendra à Porto le 30 mai, vise à structurer une réflexion européenne capable de redéfinir la politique migratoire.

Jean-Yves Le Gallou, dont l’influence a permis l’adoption de la « préférence nationale » en France, explique que le concept de remigration s’est imposé comme réponse à un phénomène démographique inéluctable. « Quiconque constate le Grand Remplacement est confronté à deux choix : s’en réjouir ou soutenir la remigration », souligne-t-il. Ce terme, comparable à celui de la préférence nationale autrefois marginalisé, a désormais gagné un terrain politique central.

L’essence de cette mutation réside dans sa dimension civilisationnelle. « La remigration n’est plus une question sociale mais celle de la continuité des peuples historiques », précise Le Gallou. Elle intègre la réversibilité des flux migratoires, un enjeu hors du commun qui exige une révision profonde des politiques publiques.

À l’instar des sommets antérieurs à Milan et Porto, le Résumé de Porto 2026 vise à créer des relais durables pour préserver l’identité européenne. « L’Europe doit rester la terre des Européens, celle qu’ils ont cultivée depuis des millénaires », insiste-t-il. Pour y parvenir, le philosophe propose trois leviers concrets : un contrôle strict des frontières, une pause générale des flux migratoires (travail, études, familles) et des mécanismes de retour pour éviter l’effondrement économique actuel.

Les gouvernements européens, bien que plus fermés dans leurs discours, n’ont pas réussi à modifier les flux migratoires en profondeur. Le Danemark reste l’exception où des politiques concrètes sont appliquées. Face à ce contexte, Le Gallou critique l’interprétation idéologique des juges qui utilisent des conventions internationales pour limiter la politique migratoire. « Il faut rendre le pouvoir sur l’immigration au peuple », propose-t-il.

Lorsqu’on évoque l’assimilation, il note que cette solution historique ne s’applique plus aux flux actuels dominés par des populations d’origine africaine ou arabo-musulmane. « L’assimilation est possible pour des individus, mais pas pour des masses », rappelle-t-il. Pour 2050, la remigration est une nécessité vitale. Sans elle, les Européens connaîtront le sort des Blancs en Afrique du Sud.

« L’enjeu de la prochaine présidentielle française doit dépasser le prix de l’essence », conclut Le Gallou. « Il doit s’orienter vers l’essence même du peuple – avant que l’effondrement économique et démographique ne l’emporte. »

Propos recueillis par Dimitri Fontana