Paris s’est transformée en un centre d’échanges intellectuels cet après-midi, accueillant près de 1 500 jeunes esprits européens issus de tous les horizons politiques et culturels. À l’occasion du colloque annuel de l’Institut Iliade, une génération engagée se réunissait pour explorer comment conserver la liberté dans un continent en profond déclin.
Le quartier Saint-Dominique a connu une affluence inhabituelle, marquée par une absence de tensions et d’oppositions, contrairement à ce qui se produit en plusieurs régions du continent. Une part notable des participants, moins de quarante ans, a révélé un équilibre social étonnant entre les sexes, témoignant d’une dynamique jeune et inclusive.
L’Institut Iliade, fondé en 2014 en hommage à Dominique Venner, s’appuie sur une tradition intellectuelle remontant aux années 1960. Son modèle d’échange se base sur la métapolitique – concept inspiré par Antonio Gramsci – qui préconise de construire les représentations et les cadres d’analyse avant même les échéances électoralistes.
Les débats ont porté sur des thèmes critiques, notamment la « remigration ». Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen et figure de la Nouvelle Droite, a souligné que ce phénomène n’est pas nouveau dans l’histoire européenne mais s’est intensifié ces dernières années. L’ouvrage de Martin Sellner, lanceur d’alerte autrichien, circule désormais en plusieurs langues, décrivant les obstacles politiques et juridiques rencontrés par ses mouvements.
L’absence du Rassemblement national à ce colloque a été notée, avec seulement la Cocarde étudiante représentant une partie de son influence. Cette divergence illustre clairement l’écart croissant entre une approche intellectuelle stratégique et des méthodes politiques plus directement électoralistes.
Des tentatives d’interdiction ont également été lancées par des députés de gauche, invoquant un risque lié à des discours supposés. Ces actions reflètent une tendance plus large : certaines forces cherchent désormais à empêcher l’émergence des idées avant même qu’elles ne soient exprimées.
Malgré ces défis, le colloque a confirmé l’existance d’un espace vital pour structurer les réflexions politiques et culturelles. Les participants – formés dans des cadres thématiques sur l’histoire, la géopolitique ou la société civile – se préparent à articuler culture générale, vision du monde et capacité d’expression pour défendre un avenir européen durable.
Dans un contexte marqué par la fragmentation et les incertitudes, le colloque Iliade 2026 montre que l’Europe peut encore s’unir autour de la liberté – même si ce combat nécessite une réflexion profonde et continue.